syndicat des cuisiniers et pâtissiers de Monaco -

loi sur les retaites

VOICI LA LOI DU GOUVERNEMENT

  1. Adjoindre  aux taux de cotisations énoncés ci-avant un taux additionnel variable de cotisation :
    1. Entre 0,8 et 1,3 % pour  la cotisation employeur.
    2. Entre 0,4 et 0,7 % pour  la cotisation salariée.

(En fonction des résultats enregistrés chaque année).

Pour 0.4%,  Augmentation de votre cotisation CAR de 135.36€  par an pour un salaire mensuel brut de 2818.92€.

2.Faire évoluer le salaire de base  CAR (le diviseur) de l’inflation + 1,1 point maximum.

Par conséquent, le nombre de points acquis pour un même  salaire sera inférieur à ce qu’il est aujourd’hui, et donc, la retraite  diminuée d’autant.

CONSEQUENCES

 

Pour  les retraités :

Leur  pension sera revalorisée seulement de la valeur de l’inflation (volonté du  Gouvernement) sauf si le rapport de force imposera une progression plus forte,  et subira même, compte tenu du calcul de l’inflation INSEE hors tabac, France  entière, une perte du pouvoir d’achat localement.

Pour  les actifs :

 

  • Perte       de pouvoir d’achat du salaire à cause de la nouvelle cotisation
  • Baisse       des pensions de retraite par rapport à la situation actuelle avec une plus       faible acquisition du nombre de points lorsqu’ils liquideront leur       retraite
  • Couplée       à un affaiblissement de la revalorisation de ces points, cantonnée au       maximum à l’inflation.

« Ne rien faire, c’est accepter et reculer »

 

 

Amendement au document du Congrès de l’USM

Participation des Syndicats des H C R et des Cuisiniers Pâtissiers.

Amendement N° 2 au document du Congrès d l’USM

L’EXCELLENCE

                            Depuis de  nombreuses années les salariés sont « invités » à offrir  « l’excellence » aux clients.                             Le terme de  ‘conscience professionnelle » à d’abord cédé la place à  « professionnel »

(il fallait être professionnel) puis aujourd’hui,  le mot est dans tous les discours :

  1. Il faut viser l’excellence !

Les salariés sont  conditionnés, entrainés dans cet objectif collectif.                             Alors qu’avant les  salariés travaillaient pour leur patron, ils ont ensuite travaillés pour leur  entreprise, et aujourd’hui, miracle, directement pour les clients.                             Ainsi en  s’effaçant de la relation directe patronat/salariat, les employeurs ont réussi  le tour de force de convaincre les salariés de leur responsabilité totale face  aux clients.                             Cela ne se fait  pas sans quelques méthodes de conditionnement, qui pour en être modernes n’en  sont pas moins très insidieuses, très prégnantes voir parfois sectaires et  totalitaires.                             Nous faisons face  à une méthode moderne d’exploitation, qui renforce l’exploitation  traditionnelle, par le conditionnement extrême des cerveaux.                             Ce sont tour à  tour les fameux stages d’entreprise, les clients mystères, l’auto contrôle du  travail par les salariés eux même, avec dénonciation douce des collègues, à la  clé, évaluation directe, par le client, du travail présenté par le salarié etc  etc.                             Au nom de  « l’excellence » ces méthodes ôtent au travail tout son caractère  valorisant et épanouissant pour lui substituer le stress, le mal être et la  contrainte du salarié.                             En considérant les  classes sociales, on constate que le patronat qui exige  « l’excellence » du salarié est aujourd’hui –crise aidant- très très  loin d’avoir fait preuve lui même « d’excellence » dans ses  prérogatives.                             Exiger  « l’excellence » de ses subordonnés pendant que l’on conduit  l’économie mondiale à la faillite a de quoi fournir au salariat les arguments  idéologiques nécessaires à une reprise en main de son propre combat de classe.                             Les salariés  doivent se réapproprier l’idée selon laquelle ils sont les valeurs sures de la  production. Ils sont la « chance » des employeurs et non l’inverse.                             Ils doivent  participer eux mêmes à la création des améliorations des conditions de travail.                             Ils produisent les  richesses de ce monde, et doivent en prendre leur part.

 

 

 

Union des Syndicats de Monaco – Avril 2008                             Tel : 00-377 93 30 19 30 / Fax :  00-377 93 25 06 73                             e-mail : usm@usm.mc / site : www.usm.mc